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 ☪ look at the stars, look how they shine for you.

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Ada Graciès
SHE IS CATALYST, SHE IS CHAOS
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▪▪ SINCE : 26/11/2017
▪▪ FACE + CREDITS : DE ARMAS @MOONLIGHT
▪▪ MULTINICKS : BBY RHEA
▪▪ PSEUDO : DRAÍOCHTA, BLANDINE

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MessageSujet: ☪ look at the stars, look how they shine for you.   Lun 12 Fév - 19:56

She was chaos and beauty intertwined.
A tornado of roses from divine.

anadearmasupdated @tumblr / SHAKIEB ORGUNWALL  quote

ada graciès

nom completAdaline Elizabetha Graciès. Ada, quelle femme. Voilà ce qu'on pourrait dire de la jeune femme qui a vu son prénom modifié au fur et à mesure des années pour se muer en un nom plus court, plus rapide, mais qui roule avec facilité sous la langue lorsqu'on le prononce. Graciès, un nom qui sort de nulle part, mais qui rime gracieusement avec princesse, lui donnant envie d'atteindre les étoiles qu'elle rêve dont elle rêve depuis trop longtemps maintenant. âge, date et lieu de naissanceVingt-six ans. Mais on ne demande pas l'âge d'une dame. Elle aimerait vivre tranquillement avec cette horloge qui tourne tranquillement au dessus de sa tête, mais chaque nouvelle année semble être difficile à encaisser. Galway, ville magnifique, c'est là qu'elle est née le dix-huit août. Elle l'a aimé cette ville, d'une certaine manière. Mais elle a encore plus aimé ce qu'il y avait à l'intérieur. Aujourd'hui pourtant, elle n'y retournerait pas, même si on lui proposait les étoiles qu'elle convoite tant. nationalité et origine(s) ◦ C'est une fière Irlandaise, Ada. Si fière qu'elle en oublierait presque ses origines espagnoles et françaises, bien présente dans son quotidien. Du moins, l'une de ses origines. Puisque de l'autre, elle ne garde que ce qu'on peut bien lui raconter. Mélange explosif. C'est ce qu'on dit, mais surtout ce qu'on constate lorsque l'on se frotte à la jeune femme. statut civilElle a l'angoisse du lit vide, qu'elle raconte. Elle a l'angoisse de la monotonie également. L'ennui lui fait peur, elle a besoin d'aventure, de liberté pour s'épanouir. C'est une fière célibataire, qui ne supporte cependant pas la solitude. Mais la vérité est bien plus compliquée. Elle protège un coeur qui a été détruit il y a quelques années. Elle a trouvé son bonheur dans la légèreté. Fille facile? C'est ce qu'on dit sur elle, mais cela lui est égal. Il y a peu, pourtant, elle s'est lancée dans une nouvelle aventure. Particulière. Elle l'a rencontré lui. Il est tout ce qui l'attire : riche, séduisant, important... marié. Elle joue un jeu, dangereux probablement, où ils se cherchent, pour mieux se trouver quand la porte se ferme. Il est tout ce qu'elle recherche, d'une certaine façon. Il est l'impossible, l'intouchable, le challenge qui pourrait lui faire perdre cette façade qu'elle s'est construite. occupation ◦ Elle n'a pas fait de grandes études Ada, elle n'en avait pas les moyens. Alors elle a longtemps enchaîné les petits boulots, dans l'espoir de décrocher celui qui lui donnerait envie de se lever chaque matin. Avec sa plastique, on l'imagine facilement derrière l'objectif d'un appareil photo, et elle a essayé, quelques mois, quand les temps étaient difficiles. Mais elle s'est lassée, vite, très vite, comme elle se lasse de tout. Elle est arrivée en ville il y a dix mois maintenant et durant un temps, elle a bossé au bar, parce qu'il fallait bien payer les factures. Et puis il y a un mois, un coup de chance, un coup de poker. Une annonce, qui cherche une personne qualifiée, ce qu'elle n'est pas. Mais du culot, elle en a à revendre et elle s'est démarquée. Elle est l'assistante en herbe du maire de la ville, celle qui sera bientôt lâchée, seule dans son travail. Un travail qui s'annonce aussi enrichissant que perturbant, à n'en pas douter. traits de caractère Adaline, c'était cette enfant un peu trop calme, un peu trop sage. Il ne fallait pas qu'elle parle trop fort, ni trop vite. Elle devait se fondre dans le décor. Fille de rien, on lui rêvait un avenir où elle aurait tout, c'est ainsi que sa mère l'a élevé. Mais Ada, ce n'est pas ça. Non. Ada, c'est cette princesse qui sait ce qu'elle veut, mais surtout ce qu'elle ne veut pas. Elle est parfois capricieuse, parfois lunatique, mais elle n'y va jamais par quatre chemins. Fière, elle est déterminée à réussir par elle-même et préférerait avoir des fins de mois difficiles que de demander de l'aide. Forte, elle a gardé en elle certaines choses qu'on lui a inculqué, comme le fait de faire attention aux apparences. Débrouillarde, son franc-parler et sa façon d'être sont marquants dans bien des façons, si bien qu'elle laisse forcément un souvenir de son passage, que ce soit en bien, ou en mal. Joueuse et séductrice, elle a appris il y a bien longtemps que son physique était une arme, dont elle aurait besoin et sur lequel elle pourrait compter. Ce qu'on dit d'elle, glisse sur elle, comme l'eau sur un rideau de douche, si bien qu'elle est capable de saluer de la main, de façon totalement sarcastique une personne venant de l'insulter. Juste pour avoir le plaisir de se montrer victorieuse. groupe ◦ fire avatarana de armas, la magnifique.

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si vous pouviez donner un conseil à votre vous à 10 ans, lequel serait-il? vis ta vie. Voilà le conseil, simple mais efficace qu'elle pourrait se donner. Elle se conseillerait d'arrêter de se plier en quatre, pour une personne qui n'en vaut pas la peine. Et qu'au lieu d'exister dans l'ombre d'elle-même, elle devrait vivre, tout simplement pour elle.
êtes vous en vie ou vivez vous pleinement ? Elle était en vie, avant. Vivant une existence calquée sur les exigences d'une autre. Et puis, une trahison, une révélation. Et depuis, elle vit pleinement. Des erreurs? Elle en commet et en commettra probablement de nouvelles. Mais au moins, elle aura l'occasion de se dire, qu'au moins elle a essayé. Il vaut mieux vivre avec des remords, de s'être trompé, qu'avec des regrets de ne pas avoir essayé.
si vous deviez garder un seul objet, lequel serait-il? Si elle se moquait du sentimentalisme, elle répondrait probablement son téléphone, qui contient plus ou moins toute sa vie. Pourtant, il y a bien un objet, plus petit auquel elle tient davantage. Son pendentif, offert par son père quand elle avait huit ans et dont elle ne se sépare jamais. Il n'est pas le plus joli bijou qu'elle ait vu, ni le plus onéreux. Mais au yeux de l'enfant qu'elle était, il était le plus beau trésor. Et un tel sentiment, ça ne s'efface pas.

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un Sa famille, elle n'en parle jamais. La raison? Elle est responsable du divorce de ses parents. Si elle est en parfaite osmose avec ses actions du passé, elle a du mal à assumer le fait d'avoir fait souffrir son paternel, cet homme qu'elle aimera probablement plus que n'importe quel autre. deuxLa raison du divorce de ses parents? L'adultère de sa mère. La relation entre les deux femmes a souvent été compliquée, bien que d'un point de vue extérieure, on ne le soupçonnait pas. Famille modeste, Madame avait des ambitions qui dépassaient son train de vie et elle voulait plus, tellement plus pour sa fille. Alors elle l'étouffait, pour qu'elle apprenne les bonnes manières, qu'elle sache se comporter correctement... tout ça pour qu'un jour, elle puisse trouver un mari dans les bonnes sphères de la société qu'elle disait. Un enfer pour la petite fille qu'Ada était, qui était obligé de contrôler chacun de ses gestes. Pour bien des raisons encore, les moments de complicité, elle les passait avec son père, tandis qu'avec sa génitrice, il n'y avait aucune chaleur. Juste la froideur des règles qu'elle se devait de suivre. trois Avec un tempérament aussi volage, difficile d'imaginer qu'elle ait pu vivre une première histoire qui a duré plus de quatre ans. Ô elle était amoureuse, l'enfant Graciès, si amoureuse. C'est ce qu'elle imaginait être son conte de fée, le sien et celui de sa mère qui voyait tous ses projets se réaliser. Aveuglée, la jeune femme ne voyait en rien les défauts de ce partenaire qui en possédait tant. Du moins, qui n'était absolument pas compatible avec cette femme qu'elle était amenée à devenir, Ada. Leur histoire s'est terminée avec perte et fracas, laissant le petit coeur de la naïve Adaline en miettes, des larmes plein les joues. Ce jour-là, Ada est née, à mille lieues de la jeune femme qu'elle a toujours été. Ce jour-là elle a décidé que l'amour, ça n'existait qu'au cinéma. quatre La raison de leur rupture? Un parfait cliché. Il l'a trompé et elle l'a prise sur le fait, car elle a eu la bonne idée de rentrer plus tôt. Si cette trahison était déjà de trop, celle qui a fait déborder le vase fût la suivante, quand elle a découvert dans les bras de qui, il batifolait. Sa propre mère, à elle. Cette mère qui a toujours tout fait pour la contrôler, qui a toujours nourri de grands espoirs pour sa progéniture. Une trahison, un coup de poignard en plein coeur. Elle n'a plus eu aucun contact avec l'un ou l'autre depuis ce moment précis, et ne cherche pas à en avoir. cinq Après avoir vécu près de vingt et un au même endroit, elle a tout abandonné à la suite de cette difficile épreuve. Un dernier regard en arrière a ce père qu'elle a brisé et elle était partie, loin, sans regret. Il irait bien, elle le savait fort et plein de ressources. Tout comme elle, même si à ce moment-là, elle ne le savait pas encore. Elle est partie, un sac sur l'épaule, à la recherche de rien, mais surtout de tout ce que le monde pouvait lui offrir. Un changement radical qui aura réussi un exploit non négligeable : elle s'est trouvée. C'est durant ce laps de temps qu'elle a donc dit au revoir à la douce et insignifiante Adaline, pour accueillir cet ouragan qui ne demandait qu'à sortir; Ada.  six Elle a vécu dans plusieurs endroits et n'a pu compter que sur sa débrouillardise pour s'en sortir. En effet, n'ayant pas d'argent de côté, elle a dû se débrouiller par elle-même pour se payer ses voyages, les loyers qu'elle avait... Son panache en a fait rire plus d'un, comme ça façon d'être. Elle est arrivée en ville il y a dix mois, après en avoir eu marre de la précédente où elle est restée quinze mois. Elle ignore combien de temps elle restera ici, cela pourrait être une semaine, comme dix ans. Elle est à la recherche de quelque chose, elle-même ne sait trop bien quoi. Un sentiment, une sensation, quelque chose qu'elle ressentirait et qui lui ferait signifier, qu'enfin, elle a trouvé le bon endroit. sept Les métiers, elle en a fait beaucoup, beaucoup trop. Garde d'enfant, garde de chien, serveuse, modèle (...) beaucoup trop de métier, pour une femme qui n'a toujours pas trouvé sa vocation. Alors, elle cherche, encore et toujours ce métier qui lui plaira. Un parcours scolaire chaotique, elle n'est cependant pas bête, elle s'ennuyait, tout simplement. Comme elle s'ennuie vite de tout. Son manque d'expérience et de diplôme est un point négatif à bien des égards, l'empêchant d'accéder à des carrières prestigieuses. Pourtant, sa motivation et son culot, l'ont bien souvent amené à des postes où on ne l'aurait pas imaginé. huit Les hommes, une nouvelle passion pour la gamine Graciès qui semble en découvrir chaque jour un peu plus. On peut la penser fille facile, fille volage. Elle est simplement une fille libre de ses actes et de ses mouvements. Ô, les hommes elle les aime, sans conteste. Elle aime leurs physiques attrayants et musclés, elle aime sentir leur main, parfois rugueuse sur son corps. Elle pense la beauté féminine tout aussi intéressante et d'une certaine façon, les jolies femmes la fascinent. Elle a déjà échangé un baiser avec une femme, juste pour se prouver qu'elle pouvait le faire. Intéressant, cela ne l'a pourtant pas chamboulé et c'est vers les hommes qu'elle est rapidement retournée. Ô les hommes elle les aime. Elle les aime séduisants, un peu plus âgés, puissants, riche. Elle aime sentir son pouvoir sur eux, elle aime encore plus quand ils lui sont inaccessibles. others malgré son éloignement, elle téléphone à son père au moins une fois par semaine - elle n'a jamais reparlé à sa mère, qui a pourtant tenté à plusieurs reprises de reprendre contact avec elle - dans son intérieur, on retrouve plusieurs plantes. Mais celles-ci sont en plastique, une excellente imitation de ce que mère nature a à offrir, car les vraies plantes ont une durée de vie beaucoup trop courte dès qu'elles passent entre les mains de la jeune femme - n'ayant que peu de moyens, elle a malgré tout certaines pièces d'une certaine valeur. Celles-ci lui ont été offertes par des prétendants au moyen financier avantageux - elle porte sans cesse le même pendentif, celui-ci lui ayant été offert par son père, elle y tient comme à la prunelle de ses yeux - elle a toujours son téléphone à porter de main - elle a toujours vécu comme fille unique et cela lui a toujours plu à la jeune femme, cela pourrait être sur le point de changer si le destin se décidait à révéler le secret le plus précieux de ce père tant aimé - on peut penser qu'elle n'a pas de pudeur, en effet, elle est la première à se lancer dans un karaoké, à danser sur les tables... elle s'est privée de tellement de chose plus jeune, que maintenant, elle ne veut plus perdre la moindre minutes à hésiter - elle aime le changement et les possibilités que cela apporte.


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pseudo/prénom ◦ PRSNOOVA / Blandine. âge ◦ déjà vingt-quatre ans pays ◦ France. type de personnage ◦ Inventé bby. présence ◦ parce que je l'aime déjà beaucoup trop, un petit peu tous les jours. autre ◦ amusez-vous bien I love you

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Do not swear by the moon, for she changes constantly. Then your love would also change.


Dernière édition par Ada Graciès le Dim 18 Fév - 16:03, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: ☪ look at the stars, look how they shine for you.   Lun 12 Fév - 19:56

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Who were you before they broke your heart?


Toutes les histoires semblent commencer par le fameux, il était une fois. Cela nous promet monts et merveilles, nous promettant une histoire à la fois palpitante, ponctuée d'embûche mais dont la fin serait un "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." La réalité, c'est que la vie, ce n'est pas un conte de fées. Il y a les bons et les mauvais moments. Il y a les larmes, que l'on départage en larme de joie, ou larme de tristesse. Les deux ont déjà caressé les joues de la jeune femme. Ce qui va se passer demain? On ne peut le prévoir. Est-ce qu'il y aura une fin heureuse? Peut-être. Ou peut-être pas. On sait seulement, qu'il y a ce passé particulier, qui a aidé à construire la personne qu'elle est maintenant. Et puis il y a l'instant présent, ce moment que l'on vit. Celui que l'on doit vivre intensément pour espérer avoir un avenir où les regrets et les remords n'auront pas leurs places. Il était une fois, c'est pour les enfants. Pourtant, quand nos prunelles se perdent dans l'immensité du ciel on aime imaginer tout et n'importe quoi. Et pour cette fois, ce sera un il était une fois... Ada.

i / Tiens-toi droite. N'oublie pas de fermer la bouche quand tu manges. Ne mange pas trop. Ne parle pas si fort. Ne parle pas tant. Assieds-toi correctement. Redresse-toi. Ne met pas une jupe si courte. Attache-toi les cheveux. Ne te maquille pas tant. Ne dis rien. Une vie passée à écouter les remontrances, les conseils d'une mère qui ne voyait qu'un futur doré, oubliant d'aimer, d'apprécier cette fille qu'elle avait à ses côtés. Et elle obéissait, Adaline. Douce Adaline au caractère fade et sans intérêt. Tel un pantin, elle mimait les gestes qu'on lui avait si longtemps inculqués. Elle était une carcasse vide et sans âme, qui ne vivait que pour faire ce qu'on attendait d'elle. Elle parlait peu, mais surtout ne disait pas un mot au-dessus de l'autre. Ne donnait jamais son opinion, c'est mal vu. Une mère autoritaire dont la fille était invisible. Cela a tout d'une histoire terrible où l'enfant était exploitée. D'une certaine manière, elle l'était probablement, mais conditionnée ainsi, elle ne s'en rendait pas compte, elle subissait. Dans cette vie monotone, elle avait un rayon de soleil, son paternel, l'homme de sa vie, celui qu'elle vénère sans exagération. Si sa génitrice n'était bonne qu'à donner ses ordres, ce père lui était attentionné, affectueux, ayant à coeur le bien-être de son enfant. Ils ont passé des heures, enfermé dans son petit cagibi, à refaire le monde à travers des histoires inventées. À lire des livres dénichés par-ci, par-là. Il n'avait pas d'argent, de bien matériel à donner à son enfant, mais il avait son amour et aux yeux de la douce Adaline, c'est tout ce qui comptait.

ii / Des vêtements qui jonchent le sol, deux verres sur le comptoir de la cuisine. Des bruits provenant de la chambre. Et ce pressentiment qu'elle devrait faire demi-tour. Elle n'était pas prête au spectacle qui l'attendait, elle n'aurait jamais pu l'être. Elle fronce les sourcils Adaline, d'incompréhension face à ce qu'elle voit. Son père n'est pas là, cela ne peut donc pas être le son de sa voix qu'elle entend, cela ne peut pas être ses vêtements au sol, cela ne peut pas être son verre qui est abandonné sur le comptoir. Au creux de son estomac, un malaise s'installe et elle sait qu'elle devrait faire demi-tour. Là, tout de suite, maintenant. Mais elle ne peut pas, elle ne veut pas. Elle veut en avoir le coeur net. Alors comme une enfant qui descendrait l'escalier un soir de réveillon pour surprendre le Père Noël, elle suit le bruit qu'elle entend. Comme hypnotisée. Face à la porte ouverte, elle n'est plus sûre de vouloir continuer. Et si ce qu'elle voyait changeait sa vie? Elle hésite un instant, ferme les yeux et inspire profondément. Ça y est, il est trop tard pour faire marche arrière, sa main pousse la porte, qui s'ouvre sans résistance. Et là un spectacle d'horreur, un cauchemar qui n'était jamais venu hanter ses nuits. « What the h- » A ces mots, les deux personnes présentes se retournent, surprises, décontenancées face à la nouvelle arrivante. Les secondes semblent s'arrêter quelques instants alors que les uns et les autres se dévisagent sans un mot. Les larmes, de déception mais aussi de colère s'imprègnent sur le doux visage de la jeune femme à mesure où elle se rend compte du tableau qui se joue sous ses yeux. Sa mère. Son petit ami. Les deux pris sur le fait, enlacés. Coup de poignard en plein coeur. Sa mère, sa chair et son sang. Son petit ami, celui qu'elle aimait tant. Ensemble, comme si elle n'existait pas, comme si elle n'était rien. Elle rompt les regards, en tournant le dos, repartant. Elle les entend dans son dos, s'activer, pour venir à sa suite, pour la retenir. Sa mère, cette traîtresse, est la première à immerger de la chambre parentale, le corps nu, couvert par les draps. « Darling, wait! It's not what you think. » Le bras de sa mère enserre le sien, la forçant à stopper son avancée. Elle fait volte face, s'arrachant à sa poigne avec violence. « Oh really? It's seems that my own mother, and my boyfriend were f*cking in my parents bedroom. Behind my back. It's not that ? » « It was a mistake, believe us, it won't happen again. We're so, so, sorry. Darling please. » « There's no darling, okay? You're a cheater and i never gonna speak to you, am i clear? » Qu'elle lui dit, lui faisant face, sans sourciller. « Adaline, please.. » « Shut up! There's no Adaline, not anymore. I don't wanna hear your voice, again. » Et elle le regarde ensuite, son petit ami, resté en retrait, vêtu simplement d'un sous-vêtement, honteux. « And for you, in case you were wondering. We're done. » Un dernier regard en arrière et elle repart. Mais avant de franchir la porte, elle leur adresse une dernière parole. « But congratulations, you deserve each other! » Et elle part, claquant la porte. Jamais, ô grand jamais, elle n'aurait imaginé un jour parlé sur ce ton, encore moins à sa mère. Et pourtant, cette scène a brisé quelque chose en elle. Ou à libérer quelque chose. Elle a attendu, plusieurs heures, avant de réaliser ce qui s'est passé. Et elle a pleuré, durant un long moment cette dure réalité qui l'a frappé. Ils l'ont trahis, tous les deux alors qu'elle avait confiance en eux. Jamais, elle ne se ferait avoir une nouvelle fois. Jamais. Douce Adaline au coeur fragile, au coeur réduit en miette. Elle était préparée à être la fille parfaite, mais pas à être trahis de la sorte. Ô douce Adaline, comme la chute est difficile, douloureuse. Petite Adaline deviendra grande avec perte et fracas. Adieu, douce et naïve Adaline.

iii / Dure réalité. Elle a tout avoué à son père, qui sans un regard pour son épouse, est tout simplement parti. Il a tout perdu suite à la confession de sa fille. Peu fière d'elle à ce moment, elle garde en elle, ce sentiment de culpabilité d'avoir détruit le quotidien de cette personne qu'elle aime tant. Et puis, elle est partie, tout simplement. Abandonnant ce passé derrière elle. Arrivée en ville il y a dix mois, il lui a fallu trouver un appartement où s'installer. Un boulot pour payer les factures. Après avoir travaillé quelque mois au bar, elle se lasse, déjà. Elle veut autre chose, elle a besoin d'autre chose. Le destin joue des coudes et une annonce arrive entre ses mains. Cela pourrait changer sa vie. Tu n'as pas les études requises. Mais elle s'en moque. Elle peut apprendre, et rapidement. Travailler dur ne l'a jamais rebuté, au contraire. Le fil de ses pensées est interrompu par une sonnerie de téléphone. Tu n'as pas d'expérience. Mais ce n'est pas grave, cela la rend encore plus motivée à en apprendre plus, pour rattraper ce retard qu'elle peut avoir. Le téléphone sonne de nouveau. Et de nouveau, personne ne vient décroché. Elle lève les yeux au ciel devant ce manque de professionnalisme. Elle secoue la tête, pour tenter de recentrer ses esprits sur le but de sa visite. Mais surtout, sur comment se défendre lorsqu'on l'interrogera sur ces points négatifs qui sont partout sur son cv. Et elle pense à son caractère, parfois difficile. Elle pense au fait qu'elle a tendance à se lasser, bien vite. Et elle se demande, si elle est au bon endroit. Est-ce qu'elle est prête à renoncer à sa liberté, pour être sérieuse dans un travail? Peut-être. Peut-être pas. Elle n'en est pas vraiment sûre. Un nouveau coup de téléphone. Et cette fois, trop c'est trop, elle se lève pour passer derrière le bureau de la secrétaire, de l'assistante... du fantôme. Elle inspire un bon coup et décroche elle-même le téléphone, comme si c'était sa place de faire ce genre de chose. « Hello. Leonard Fynch office, how could i help you? » Absorbée par son interlocuteur, elle oublie ce qui se passe autour d'elle. Elle ne fait pas attention au pied qui tape dans son dos, elle fait abstraction aux regards qui pèsent sur elle. « I'm sorry, Mr Fynch can't talk to you right now, he's busy. But perhaps i can take a message and he'll call you later? (...) Yes? That's great. Can you wait a little bit please? » Elle pose sa main sur le combiné, pour que la personne au bout du téléphone ne l'entende pas. « Hey you ! Do you have a pen and a piece of paper ? » Qu'elle demande à l'inconnu, bien trop élégant qui a gracieusement glissé à ses côtés. Un sourire se dessine sur les lèvres de celui-ci, probablement à cause de la situation. Et d'un geste naturel, il sort de sa poche un stylo, qui vaut probablement plus cher que sa tenue entière. Mais il n'a pas de papier. Son instinct prend le dessus et elle attrape la main de l'inconnu pour s'en servir, sans en demander d'avantage. « Sorry for the wait. What do you want me to tell him? [...] hmhm [...] And it's from? [...] hmhm [...] That's perfect. I will give him your message at the end of his meeting and he'll call you after. [...] hmhm [...] Thanks to you, have a good day sir. » À la fin de l'entretien téléphone, elle relit rapidement les notes, écrites sur la main de l'inconnu, pour être sûr de n'avoir oublié. Et quand elle relève ses yeux, elle les remarque, les regards braquer sur elle. Elle hausse les épaules, comme si son comportement était des plus naturels. Mais ce sont surtout les yeux de cet homme séduisant qui l'accroche. « Well, it was really impressive. You are? » Que lui dit ce dernier, lui tendant la main. « Thanks, but this work needed to be done and this woman is a completely incompetent. I'm Ada. Ada Graciès, and you are? » Un sourire, à la fois arrogant et sarcastique se dessine sur les lèvres de cet homme. « I'm Leonard Fynch, the mayor of this town. And i think that, this message is for me, thank you. » Contre toute attente, elle en perd sa parole légendaire. Stupide fille. Elle vient à un entretien d'embauche pour cet homme et elle est incapable de le reconnaître, c'est bien sa veine. Elle ne l'a pas reconnu. Elle a répondu à son téléphone comme si de rien était. Elle a écrit sur sa main. Et en plus, elle croit bien avoir observé son physique sans discrétion. Il y a meilleur moyen de faire bonne impression. Mais il en faut plus à la jeune femme pour être démontée et bien vite, elle se reprend. « For my defense, you really need a new assistant and clearly i'm the one you need.  » Qu'elle dit, se redressant et sans se laisser impressionner. « I think you right. » Il se retourne vers l'assemblée qui semble fascinée par cet échange inouïe. « Ladies and gentleman, thank you for your time, but you can go home, the job is taken. » Puis il se retourne, lui fait face et s'avance pour retourner dans ce qu'elle imagine être son bureau.Elle reste plantée là, attendant de savoir quoi faire. « Miss Graciès, if you could follow me please. » Du culot, une rencontre et peut-être un chamboulement qu'elle n'était pas prête à voir venir. Ce boulot, il l'intéresse, vraiment, pour la première fois depuis longtemps. Et cet homme, aussi. Il est l'inaccessible à cause de sa vie, de sa position et pourtant, c'est dans ses bras qu'elle se perd avec facilité depuis plusieurs semaines. Elle avait une règle, une seule. Ne pas recommencer, mais elle ne fait qu'en redemander. Une complication de plus dans cette vie déjà bien compliquée.

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